Le bagne de Saint-Laurent

Le camp de la transportation

Le camp de la transportation

Le camps de la transportation, en lui-même, couvre plus de trois hectares.

Il est entièrement clos par un mur de trois mètres de haut.

Dans ces bagnes les plus durs au monde, peu y résistent.

Climat difficile, maladies ( lèpre et paludisme, typhoïde, tuberculose et fièvre jaune ), mauvais traitements et malnutrition déciment rapidement les hommes, espérance de vie estimée à 4 ans.

73'000 prisonniers, en majorité des jeunes hommes, y seront déportés.

68'000 y mourront.

5'000 y survivront.

Parmi ces 73'000 bagnards, seuls 20% sont des criminels.

Infirmerie

En 1867 la situation sanitaire des bagnards devient catastrophique, Napoléon III décide de ne plus envoyer de

condamnés blancs en Guyane.

Pendant 20 ans, Saint Laurent du Maroni ne reçoit plus aucun Européen.

Mais le bagne de Guyane subsiste.

Saint Laurent du Maroni devient le siège de l’administration pénitentiaire. 

La reprise de la transportation des relégués européens reprend en 1887.

La cuisine du bagne

Le 17 juin 1938, un décret met fin au bagne, en 1946 ce dernier est définitivement fermé, et c’est en août 1953 que les 132 derniers condamnés quittent cette terre.

Blockhaus

Le quartier disciplinaire, abrite cent trente-deux cellules

individuelles et quatre dortoirs appelés "blockhaus". 

Les cellules donnent sur une galerie couverte persiennée, elles sont éclairées, parcimonieusement, par une petite fenêtre grillagée.

Les blockhaus" sont équipés de simples bas-flancs de pierre maçonnées et enduites, du solide.

Les transportés étaient  enchainés sur les blocs en pierre, entassés dans cette cellule collective.

Dans la cellule d'un bagnard une gravure d'un bateau

Quartier spécial

Henri Charrière, dit Papillon

Né le 16 novembre 1906 à Saint-Étienne-de-Lugdarès dans l'Ardèche.

Henri Charrière fut condamné aux travaux forcés à perpétuité au bagne de Guyane après avoir été jugé pour le meurtre de son ami Roland Legrand le 28 octobre 1931, meurtre qu'il a toujours nié.

Cellule de Papillon n° 47

Papillon

La cuisine pour les condamnés

Emplacement de la guillotine

À l’aube, le directeur du pénitencier, le substitut, l’aumônier, le médecin se retrouvaient au greffe.

Une équipe de porte-clés ouvrait la porte de la cellule du condamné.

Puis on lui servait un dernier repas, accompagné d’un litre de vin, du « tafia », nom donné au mauvais rhum à l’époque, et d’un paquet de cigarettes.  

Le condamné à mort était ensuite conduit au greffe, où il devait signer le registre de lever d’écrou avant d’être exécuté.

Ainsi, dès que sa signature était apposée, il cessait d’appartenir au quartier disciplinaire et il ressortait de l’hôpital pour les quelques instants qui lui restaient à vivre.

Puis, les porte-clès lui liaient les mains derrière le dos et le cortège soutenant le condamné pénétrait dans la cour où était dressée la guillotine, entourée de militaires armés et de surveillants, en tenue blanche et casque colonial.

Les forçats assistaient à l’exécution, alignés à genoux sur plusieurs rangs.

Case

Lavoir commun

Latrine commune

Vestige de l'ancienne gare du bagne

Commentaires (1)

1. ETIENNE PERFETTI 01/07/2011

Je suis venu en novembre 2010 avec un groupe polyphonique corse chanter pour l'amicale des corse.J'ai été trés impréssionné par tout ce que j'ai vu .Je garde un souvenir inoubliable de ces images ,de ce ressenti.La guyane est le département d'outre mer qui m'a le plus marqué que j'ai le plus aimé .Une magie indiscible,un coté sauvage , enfin quelque chose d'indéfinissable.....
Je retournerais ,je me suis fait cette promesse.
J'y pense souvent.
Etienne PERFETTI.

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